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      NEWSLETTER AVANT MOIS DU DOC 2015
 

Près de cinq mois que je ne vous ai pas écrit, et pourtant la planète cinéma a bien continué de tourner, avec son nombre élevé de films en sortie, chaque semaine, ses bonnes surprises, ses déceptions, avec un grand cru 2015 du festival rencontres… à la campagne de septembre, avec cru un cannois dont le palmarès a fait couler beaucoup d’encre… dont la mienne !

Retour sur Cannes 2015. Alors que nous avons pu découvrir la plupart des films de la sélection officielle, en particulier des films français auquel le palmarès a fait la part belle, je pense tout d’abord à Dheepan de Jacques Audiard, qui ne méritait pas cet excès d’honneur. Bien sûr, c’est prenant, plus intéressant que De rouille et d’os, aussi tendu et "enfermé" que Le prophète, son meilleur film à ce jour ! Car on n’en sort plus de cette violence individuelle censée résoudre un problème individuel et collectif, ce syndrome Rambo, qui ne résout rien à mon avis. Et me fatigue, comme les effets appuyés dont il abuse vers la fin. Et je ne parle pas de l’image donnée de la banlieue française et par contrecoup maladroit des idylliques faubourgs londoniens.
Dans ce genre de cinéma à fort sujet, il y avait aussi La tête haute d’Emmanuelle Bercot. Quoique bien interprété par le couple Catherine Deneuve - Rod Paradot, ce film social, à mon avis peu engagé, avec sa solution peu crédible, a tendance à charger la barque de ces "pauvres" personnages. On n’en sort pas alors que justement je voudrais m’en sortir, ne plus me voir enfermé dans ces films au format dramatique télé, sans plan large, sans grand espace, sans respiration, sans solution cinématographique (voir Mommy de Xavier Dolan pour constater la différence !)
Bien sûr, La loi du marché de Stephane Brizé avec Vincent Lindon primé, se rattache à cette même tendance. Un problème social, un personnage au chômage, un enfant handicapé… et un grand acteur plus crédible au fond que ses comparses non professionnels. C’est bien là le problème ! Certes, le film dénonce la vacuité inhumaine de ce monde du pôle emploi avec des sous-emplois de surveillance, mais sans originalité, ni force… à mon avis, bien sûr !
Il y avait aussi de bons films français à Cannes, mais hors compétition, hors plateau Canal chaque soir plus désespérant et parlant de tout sauf des bons films cannois. Je pense avant tout à l’excellent L’ombre des femmes de Philippe Garrel avec Clotilde Courau remarquable ! Il y a longtemps que je n’avais vu un aussi bon film de Philippe Garrel, cinéaste de référence, talentueux mais parfois ennuyeux. Son cinéma est exigeant, moderne, pas bavard et tout en subtilité sur les sentiments, les désirs naissants ou s’achevant des personnages. Un vrai bonheur !
De même, Fatima de Philippe Faucon, que nous reprenons en novembre, a constitué la surprise pour ceux qui ne se rappelaient pas ou n’avaient pas vu Samia ou La Trahison ou La désintégration, déjà de très bons films, malheureusement peu soutenus. C’est certes du cinéma social, mais c’est un très beau portrait de femme, une vision chaleureuse des anonymes de la banlieue, de leur dignité devant les difficultés rencontrées. Allez voir Fatima de toute urgence ! C’est un grand film français !
Je n’oublie pas le Desplechin Trois souvenirs de ma jeunesse, film plus ambitieux et mieux écrit que les films de la sélection officielle, avec Mathieu Amalric, son acteur fétiche, mais aussi des jeunes acteurs épatant comme Quentin Dolmaire, qu’il ne faudra pas oublier.
Pour en finir avec Cannes, nous avons eu la chance de découvrir au festival Mia madre de Nanni Moretti, palme du public et des critiques, injustement oublié par le jury. C’est un grand film d’un cinéaste humaniste, laïque, capable de se remettre en question. Ma palme du cœur pour le moment ! Nous le reverrons avec plaisir lors de sa sortie.
Il reste quelques pépites cannoises à se mettre sous les yeux : Le fils de saul du jeune hongrois László Nemes, The assassin de Hou Hsiao-Hsien assurément, les films colombiens des sections parallèles…, et pour nous, chanceux, ce week-end la trilogie de Miguel Gomes, Les mille et une nuits. Ce film aurait dû trouver sa place dans la sélection officielle, car au fond, c’est lui avec d’autres qui ont marqué les festivaliers.

Les mille et une nuits est un film composé de trois volumes aux titres prometteurs : L’inquiet, Le désolé, L’enchanté. Cette fiction s’inscrit de plein pied dans la réalité économique portugaise, celle d’un pays soumis aux politiques drastiques d’austérité, chères aux décideurs de l’UE et du FMI, et que paient très cher les classes populaires le subissant. C’est cette réalité "désolante" que le cinéaste enchante grâce au cinéma et à une Shéhérazade moderne dont l’inventivité n’a rien à envier à celle du conte oriental. De la réalité (Miguel Gomes a travaillé avec trois journalistes sur des histoires contemporaines) à l’imaginaire (par la référence au conte, par la satire, par l’exagération), ce cinéma, peu formaté, révèle aussi le merveilleux de la vie quotidienne de nous tous. Miguel Gomes l’a répété « le personnage principal, c’est la communauté » et son cinéma de fait populaire. Après Ce cher mois d’août et Tabu, il confirme qu’il est un cinéaste sur lequel ion peut compter. Samedi, des pauses gourmandes scanderont cette grand soirée cde cinéma, aussi vous pouvez passer la soirée au cinéma mais aussi choisir de nous retrouver à 17h00 pour le volume 1, à 19h30 pour le 2 ou à 22h00 pour le 3.

Durant ces vacances scolaires, nous pourrons aussi découvrir Vers l’autre rive de Kiyoshi Kurosawa, un de mes cinéastes préférés, dont j’ai particulièrement apprécié Shokuzaï et à un degré moindre Real. Le cinéaste a obtenu le prix Un certain regard au festival de Cannes, ayant lui aussi été écarté de la sélection officielle. C’est à une belle histoire d’amour qu’il nous convie ici, par-delà la mort, avec ces fantômes, avec cette façon originale d’envisager le travail de deuil de celui qui est resté sur l’autre rive. Des scènes stupéfiantes, une ambition esthétique constante, un véritable art poétique, son cinéma fascine et intéresse.
Trois films présentés à Cannes encore pendant les vacances avec un bon retour critique et public.
Les chansons que mes frères m’ont apprises de Chloé Zhao, un des seuls premiers films remarqués, tourné dans la réserve indienne de Pine Ridge, dans le Dakota du sud. C’est un espace géographique rare au cinéma que nous découvrirons et un adolescent, Johnny, qui doit quitter cette terre à la fois ouverte et fermée, celle de la réserve. Johnny et sa sœur forme un couple fraternel fort, confronté à cette séparation douloureuse. Un univers, une culture du sud à découvrir ! Autres premiers longs métrages remarqués dans ces sections parallèles, deux films français. Les deux amis de Louis Garrel, avec la belle Golshifteh Farahani, Louis Garrel lui-même et Vincent Macaigne, l’incontournable acteur-personnage de bien des premiers films français. Un casting de choix pour une comédie romantique moderne, en forme d’hommage à la nouvelle vague d’après certains critiques. Une tonalité, une envie de cinéma chez le jeune Garrel, héritier doué d’une belle lignée d’acteurs et de cinéastes. Après Maurice, Philippe, voici Louis ! Enfin, Ni le ciel ni la terre de Clément Cogitore, qui a fait l’unanimité dans Le Masque et la plume, ce qui est fort rare ! Ce film d’un jeune cinéaste venu des arts plastiques nous conduit en Afghanistan, dans une vallée isolée où des soldats doivent surveiller des ennemis invisibles, inexistants peut-être. Ici, c’est le désarroi d’un officier (l’excellent Jérémie Renier) que le film ausculte. De l’avis de tous, une envie de cinéma ambitieuse, un projet esthétique fort et une histoire originale.

A bientôt pour le mois du film documentaire et la programmation de novembre…

Guy Pezet


 
      NEWSLETTER MAI 2015
 

Quelques remarques sur le programme de mai, mois des ponts, du Festival de Cannes, des débuts de Roland Garros ! … et d’un programme alléchant au cinéma de Rieupeyroux.

Après une intense période électorale, je vais essayer de reprendre plus régulièrement la plume, la parole pour mettre en avant quelques uns de nos choix de programmation. Je reviendrai aussi sur Cannes où l’on retrouve des noms connus comme Jia Zhang-Ke, Gus Van Sant mais aussi Nanni Moretti, Paolo Sorrentino, et des films français qui, a priori, me laissent septique.

En attendant le dernier Benoît Jacquot, un des cinéastes français qui tourne le plus et alterne entre projets libres et personnels (A tout de suite) et grandes adaptations littéraires, plus classiques mais le plus souvent réussies. Je pense à Les ailes de la colombe d’après Henry James, à La fausse suivante d’après Marivaux, à Villa Amalia d’après Pascal Quignard. Ici, après Jean Renoir et Luis Buñuel, il adapte le roman d’Octave Mirbeau, Journal d’une femme de chambre dont les enjeux sociétaux lui semblent toujours d’actualité. Grand directeur d’actrices (Isabelle Huppert, Dominique Sanda, Isild Le Besco…), Benoît Jacquot donne ici un grand rôle à Léa Seydoux qu’il avait déjà dirigée dans le réussi Les adieux à la reine. Fidèle à des équipes, Bruno Coulais à la musique et à des acteurs comme Vincent Lindon, gageons que l’adaptation tient la route !

Autre réalisateur français auquel les rencontres sont fidèles et qui nous a procuré de réelles et belles émotions artistiques : Rabah Ameur-Zaïmeche et son Histoire de Judas. Ce cinéaste indépendant, né en Algérie, propose une œuvre originale, très personnelle dans laquelle il s’implique aussi comme acteur. Bled number one est un des films les plus forts que j’ai vu à Rieupeyroux. Il questionnait ce retour au bled d’un jeune issu de nos banlieues avec toutes les difficultés culturelles que supposait ce retour. J’ai aussi beaucoup aimé Les chants de Mandrin et le traitement particulier, poétique que le réalisateur faisait du film historique, en costumes si je puis dire. Son Mandrin était proche de nous, de bien de combats menés en ce début du XXIème siècle contre les formes modernes de la monarchie. Il me tarde de découvrir son dernier film, sa lecture des rapports entre Jésus et Judas, sa mise en image avec l’exceptionnelle Irina Lubtchansky à la photo, le fidèle Rodolphe Burger à la musique; une œuvre à découvrir, une urgence !

Ne manquez pas également le dernier film de Jafar Panahi, primé à Berlin pour Taxi Teheran, film habilement et clandestinement tourné depuis Teheran où il est condamné à résidence. Le festival rencontres… à la campagne a souvent mis en avant ses excellents films, régulièrement primés à Cannes, Venise ou Berlin. Je pense à Le ballon blanc, à Sang et or, à Hors jeu, qui portaient un regard acéré sur la société iranienne, sur les luttes et les enjeux démocratiques au temps des ayatollahs. Depuis Ceci n’est pas un film en 2011, nous savons que Jafar Panahi n’a rien perdu de son talent, ni de son envie de nous envoyer des images de son pays. Jafar Panahi ne peut filmer ailleurs. En route donc pour Teheran !

Enfin, un autre cinéaste confirmé par de grand festivals, l’argentin Lisandro Alonso, qui a symbolisé le renouveau du cinéma de son pays avec l’impressionnant Los muertos en 2004. Jauja, son dernier film avec l’immense Viggo Mortensen, est une sorte de western avec des enjeux métaphysiques, où l’on retrouve son goût pour les grands espaces sauvages, arides, désertés par l’homme. C’est son univers magnétique et poétique que nous vous invitons à découvrir. Viggo Mortensen, après Hollywood, après Cronenberg, se révèle un acteur exceptionnel, capable d’aller chercher dans des films indépendants, une nouvelle stature (comme avec Loin des hommes en début d’année). Un très grand, c’est certain !

Guy Pezet


 
      NEWSLETTER MARS 2015
 

Bonjour,

L’actualité de chacun étant chargée, la mienne en particulier, un survol rapide de ce mois de mars afin d’en dégager les grands moments qui ne manquent pas.

Et, tout d’abord, une première semaine avec 4 propositions de bonne tenue susceptibles d’intéresser un large spectre de spectateurs potentiels.
Ce mercredi 4 mars, un très bon documentaire sur l’économie libérale et même ultra-libérale, ses dérives et en particulier l’appauvrissement de beaucoup quand quelques uns s’en mettent plein les fouilles. Une des guest-stars de ce documentaire canadien, c’est le fameux Thomas Piketty ! Et la question du film Le prix à payer est cruciale. Quid de nos démocraties ? C’est promis, je ne ferai pas de politique, donc je m’arrête là.
Avec Papa ou maman, c’est une comédie de mœurs originale qui est à l’affiche de ce week-end. Marina Foïs et Laurent Laffite, deux pointures, s’en donnent à cœur joie en se disputant autour de la garde des enfants… dont ils ne veulent pas. Original donc et crédible pour un vieux professeur grincheux comme moi quand il pense à certains des ados qu’il a croisés dans sa carrière !
Plus grinçant sans doute, une réflexion nordique sur la famille et surtout l’homme et son courage dans nos sociétés modernes. Snow Therapy a été remarqué à Cannes, comme la plupart des films primés aux Césars. Cannes, c’est un gage de qualité que l’on ne peut plus discuter. Cette comédie assez glaçante et pas seulement pour les whiskies en terrasse, a obtenu le Prix du Jury dans la section Un certain regard. Courons-y pour sortir de l’hiver en beauté, mais ne fuyons pas !
Imitation Game est un biopic américain évoquant la vie et l’œuvre du génial mathématicien cryptologue Alan Turing, en particulier sa mission politique durant la Seconde Guerre Mondiale. Ce film était cité dans la plupart des cérémonies accompagnant les Oscars, en particulier pour la performance de Benedict Cumberbatch, un acteur à découvrir.
Une semaine bien remplie donc, si je puis dire, en espérant qu’il en sera de même en salle !

Ensuite, ce mois de mars sera exceptionnel avec deux rencontres avec des cinéastes venant à Rieupeyroux présenter leurs œuvres.
Samedi 14 mars à 21h tout d’abord, nous accueillerons Antoine Boutet, auteur d’un beau documentaire Sud Eau Nord Déplacer autour d’un des plus gros projets de transfert d’eau entre le Nord et le Sud de la Chine. Après Still Life de Jia Zhang-Ke autour du barrage des Trois Gorges, un film sur cette transformation à grande échelle des paysages et les bouleversements qu’elle entraîne. Une réflexion profonde sur l’eau, la nature, le paysage, les hommes et des enjeux qui les dépassent. Un avant-goût de la transition énergétique ? Un grand moment assuré en tout cas !
Et l’on remet ça le samedi 21 mars à 21h avec la venue, dans le cadre du Festival Cinélatino, de Oscar Ruiz Navia, réalisateur de Los Hongos, film venu de Colombie, territoire cinématographique qu’il nous reste à découvrir. Après 7 cajas et le cinéma paraguayen, une nouvelle soirée au cœur du cinéma moderne et inventif.
Ces soirées seront bien sûr suivies d’un verre autour des fameuses tartines, histoire de prolonger les échanges !

Ces deux évènements ne doivent pas masquer un programme proposant aussi le dernier film de Christian Petzold. Après l’excellent Barbara, vu il y a deux ans, voici Phoenix et l’après 1945 dans un Berlin dévasté. Un couple, Nelly, survivante d’Auschwitz, et Johnny se retrouvent. Ce qui n’est pas si évident que cela. Une histoire forte. Un film assez bouleversant.

On ne peut pas passer sous silence American Sniper, le dernier Eastwood qui triomphe au box-office aux States et en Europe. Film polémique ? Film intimement politique sans doute, comme ce grand réalisateur en a le secret, qu’on se sente proche ou éloigné des ses préoccupations typiquement américaines. Bradley Cooper est énorme dans ce rôle de Chris Kyle, le fameux sniper en titre ! Pour pouvoir en parler, le critiquer, il faut le voir, car Eastwood échappe assez souvent aux cases étroites dans lesquelles on voudrait l’enfermer. D’où son œuvre !

Vous attendez sans doute que je parle de Cinquante nuances de Grey, mais je suis déjà épuisé et je ne connais pas vraiment le livre, ni les enjeux, pas si torrides que cela, paraît-il ! Il faudra bien se faire un avis…

Je reviendrai bientôt sur les Césars et les Oscars qui ont récompensés des films mis en avant sur le festival : Timbuktu et Les combattants. Comme quoi, nous étions au cœur du cinéma de qualité que nous aspirons à promouvoir. Et le public nous avait suivis pour son plus grand bonheur, je crois !

Guy Pezet




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